Santé : Se protéger face aux piqûres de tiques

En 2019, c'est environ 50 000 nouveaux cas de maladie de Lyme qui sont apparus en France



Comme chaque année depuis 2016, la Ville de Besançon organise une campagne d’information et de prévention contre les piqures de tiques. Gilles Spischer, adjoint à la santé à la Ville de Besançon, et Jonas Durand, chercheur à l’INRAE au programme CiTique, ont dévoilé les risques ainsi que les bons gestes à suivre.

Acariens se nourrissant du sang d’animaux et d’humains, les tiques peuvent être dangereuses pour l’homme. Potentiellement vecteurs de pathologies, ces parasites sont à l’origine de plusieurs maladies dont la célèbre maladie de Lyme. Surtout présents en forêts, les tiques sont en réalité présents dans tous nos environnements familiers comme notre jardin. C’est donc en toute logique que la Ville de Besançon dévoilait ce jeudi sa traditionnelle campagne de prévention à la Grange Huguenet. Des affiches, des panneaux, et des dépliants mettant en scène « Billy ze tique » seront visibles dans les écoles, les centres de loisirs, l’Office du Tourisme, ou encore à l’entrée de la Forêt de Chailluz.

Quels gestes doit-on adopter ?

Chercheur à l’INRAE (Institut National de Recherche pour l'Agriculture, l'Alimentation, et l'Environnement), Jonas Durand a présenté, lors de cette réunion de sensibilisation, les différents gestes à adopter afin d’éviter une piqûre : « Il faut adopter plusieurs gestes de prévention comme porter du répulsif sur votre peau ou sur vos vêtements. Il faut également privilégier les vêtements de couleur claire et couvrants, afin de voir les tiques et les enlever avant de se faire piquer. Lorsque vous rentrez chez vous, changez vous et examinez vos vêtements, ainsi que vos animaux de compagnie ». Membre du programme de recherche CiTique existant depuis 2017, Jonas Durand insiste sur la nécessité de prévention, d’autant que la région Bourgogne Franche-Comté est celle en France, où le taux de tiques porteuses d’agent pathogène est le plus élevé (43% en BFC contre 30% en moyenne en France). Pour aider le programme, il est d'ailleurs possible de signaler les piqûres de tiques sur l'application « Signalement Tique ».

Jonas Durand, chercheur à l'INRAE
Created : vendredi 11 juin 2021 17:38 Categories : Actualités locales | Santé | Actualités Favoris : Ajouter aux favoris Tags : Besançon | INRAE | maladie de Lyme | piqûre de tiques
Réduire Augmenter Taille du texte

Pour postez un commentaire vous devez vous connecter


L'inforoute

Merci de sélectionner votre zone éditoriale, ceci ne changera pas le contenu de la page que vous avez demandée.