Haut-Doubs / Eau : Le pressant dossier du barrage du lac Saint-Point

Philippe Alpy ne veut surtout pas faire de cette infrastructure le bouc émissaire de tous les problèmes et difficultés que le Haut-Doubs rencontre actuellement en aval du barrage.

Haut-Doubs / Eau : Le pressant dossier du barrage du lac Saint-Point
Philippe Alpy, Président du SMMAHD

Cela fait partie des dossiers coûteux mais importants qui attendent Philippe Alpy, le président du syndicat mixte des milieux aquatiques du Haut-Doubs, et ses collègues élus. La sécheresse de cet été a prouvé une nouvelle fois que le barrage du lac Saint-Point n’assurait plus correctement sa fonction. L’élu du Haut-Doubs, Vice-Président du Conseil Départemental, le reconnaît lui-même, « le barrage est une véritable passoire ». Sa vétusté est connue de tous. Son étanchéité est à revoir et la motorisation de ses vannes ne répond plus aux attentes. Pourtant le barrage est très important car il régule  le niveau du Lac Saint Point, qui est une formidable réserve d’eau pour toute la vallée du Doubs et de la Loue. Il est bon de préciser que le Lac Saint Point alimente aussi les réseaux d’eau potable pour plusieurs syndicats dont celui de Pontarlier. Pourtant ces dysfonctionnements apparaissent tous les étés. Il y a six ans déjà, Christian Bouday, le président de la commission locale de l’eau, évoquait ce sujet. La restauration de l’édifice semble être une nécessité. En 2012, un coût d’un million d’euros était avancé par les élus pour la restauration du barrage.

Philippe Alpy ne veut surtout pas faire de cette infrastructure le bouc émissaire de tous les problèmes et difficultés que le Haut-Doubs rencontre actuellement en aval du barrage. « On ne peut pas lâcher l’eau que l’on n’a pas. Le niveau d’étiage que l’on connaît actuellement est sans commune mesure » explique-t-il. Et de poursuivre : « Bien sûr, il serait possible de stocker plus d’eau dans le lac, et d’avoir une réserve complémentaire, si l’on avait un barrage plus performant. Mais la sécheresse est telle que l’on ne pourrait pas satisfaire quand même la continuité écologique. C’est la raison pour laquelle il faut travailler aussi sur d’autres problématiques comme les failles par exemple ». « En parallèle, on attend beaucoup également de l’étude en cours, qui doit nous aider à prendre des décisions » conclut Mr Alpy.

Philippe Alpy
Created : samedi 18 août 2018 09:38 Categories : Actualités locales | Environnement | Actualités Favoris : Ajouter aux favoris Tags : Environnement | Philippe Alpy
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