Pontarlier : Des soldes tronquées par le couvre-feu

Les soldes d'été seront surement plus intéressantes pour les différents commerces

Pontarlier : Des soldes tronquées par le couvre-feu

Repoussée à cause de la crise sanitaire, la période de soldes n’aura pas été aussi fructueuse que prévue pour les commerces en tout genre. À Pontarlier, le couvre-feu, et l’obligation pour les frontaliers de venir avec un test PCR n’a évidemment pas aidé pour Denis Gérôme, président de la fédération Commerce Grand Pontarlier.

Début février, le gouvernement annonce le prolongement des soldes jusqu’au 2 mars. Initialement prévues pour se terminer le 16 février, les soldes sont prolongées de 2 semaines pour permettre aux commerces en souffrance d’écouler leurs stocks. Malheureusement, ce prolongement n’aura pas suffi. Pour Denis Gérôme, le couvre-feu à 18h a eu comme effet une désertion des commerces par les acheteurs : « On a a fait des soldes avec un couvre-feu à 18h, donc je pense qu’on a perdu une grosse partie de notre clientèle, qui n’avait pas forcément le temps de venir après le travail ou le samedi ». Autre coup dur pour les commerces pontissaliens, l’obligation pour les frontaliers suisse habitants à plus de 30km, d’effectuer un test PCR (payant en Suisse) pour venir faire ses achats en France : « Ça a été décourageant pour ces consommateurs, pour qui le test PCR est payant, et je les comprends. Certains ne connaissaient pas forcément non plus cette réglementation des 30km. Toujours est-il que nous ne les avons pas vu et que nous avons beaucoup souffert ces dernières semaines ».

Des habitudes sociales qui changent ?

Pour Denis Gérôme, les restrictions sociales en vigueur depuis quelques semaines influent également sur la consommation des clients. Avec l’absence quasi-totale de fêtes, sorties, ou autre mariage, beaucoup achètent par exemple moins de tenues, puisqu’ils ne sortent quasiment plus de chez eux en dehors du travail : « Quand on ne sort pas, qu’on ne voit pas ses amis, qu’on ne va plus en boite de nuit, on achète moins de prêt-à-porter. Une fois qu’on recommencera à avoir une vie sociale plus sympathique, l’activité économique devrait repartir. Il y aura surement à ce moment là un surcroit de consommation. D’ici là, on va devoir faire le dos rond ». Faire le dos rond sera compliqué, mais Denis Gérôme se veut optimiste, et refuse de voir certains commerces pontissaliens mettre la clé sous la porte : « La situation n’est pas jolie mais il faut être optimiste. on espère qu’il y aura un minimum de casse. Il est encore prématuré pour annoncer des catastrophes. Il y a eu des aides intéressantes, même si elles ont été insuffisantes suite à l’instauration du couvre-feu ».

Denis Gérôme
Created : mercredi 3 mars 2021 17:55 Categories : Economie | Actualités locales | Actualités Favoris : Ajouter aux favoris Tags : Commerce Grand Pontarlier | couvre-feu | Denis Gérome | Pontarlier | soldes
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