Une démarche territoriale de grande ampleur pour régler le problème de l’eau

A quelques mois du retour des beaux jours, les élus et les autorités ne cachent pas leur inquiétude. Les nappes phréatiques et les cours d'eau sont au plus bas.

Une démarche territoriale de grande ampleur pour régler le problème de l’eau

C’est un dossier très important qui préoccupe les élus. La problématique de l’eau sur le territoire du Haut-Doubs et de la Haute-Loue fait l’objet de toutes les attentions. A tel point que Christine Bouquin, présidente du conseil départemental du Doubs, en a fait l’une des priorités de son mandat. Rencontre avec Philippe Alpy, vice-président du conseil départemental du Doubs, en charge notamment de l’aménagement du territoire et de l’environnement.

L’élu du Haut-Doubs le reconnaît, la configuration karstique sur laquelle nous vivons complique la gestion de ce dossier dont la problématique est multifactorielle. C’est la raison pour laquelle un ensemble d’intervenants, issus des services décentralisés de l’état, de l’agence de l’eau, de l’ARS, des milieux agricole, économique et associatif collaborent pour trouver des solutions pérennes, capables d’améliorer la situation. « Nous vivons sur un sol qui est un vrai gruyère. Ce qui complique la situation. Les soucis sont multiples. Cela englobe l’alimentation en eau, les points de captage, l’assainissement et le débit de nos cours d’eau » explique Philippe Alpy, qui préside la Commission Locale de l’Eau. Pour gagner en efficacité et mieux répondre aux préoccupations du terrain, les élus et les services en charge de ce dossier travaillent sur la création d’un large pôle d’expertises, qui associerait un large secteur allant de Poligny, à Morteau, Mouthe, et Pierrefontaine en passant par Ornans, Quingey et Dole. Cette nouvelle entité pourrait voir le jour d’ici la fin de l’année. On en reparle dans nos prochaines éditions.

Gérer la sécheresse

Avec le retour des beaux jours, les élus et les autorités ne cachent pas leur inquiétude. Les nappes phréatiques et les cours d'eau  sont au plus bas. La sécheresse de l’été dernier, l’absence de pluie cet automne et le manque de neige cet hiver ne permettent pas de voir arriver le printemps et l’été avec optimisme. « L’ensemble des zones humides sont déjà mises à mal. On doit être vigilant et suivre cela de très près. Ceux qui ont la responsabilité d’alimenter en eau les territoires doivent observer de très près les niveaux » conclut Philippe Alpy.

Philippe Alpy
Created : mercredi 12 avril 2017 10:40 Categories : Environnement | Actualités Favoris : Ajouter aux favoris Tags : Environnement | Philippe Alpy
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